L’entraînement en résistance pour le cerveau
Rédigé par : Brenda Kelley Kim
Il est bien connu que l’exercice comporte de nombreux bienfaits. S’il peut garder le cœur en santé et les muscles forts, il offre aussi des avantages sur le plan mental. Qu’il s’agisse des endorphines dont parlent les coureurs de longue distance, ou simplement des propriétés anti-stress d’un bon cours de Zumba, l’exercice est bon pour le cerveau autant que pour le corps.
L’entraînement en force a des bienfaits pour le cerveau
Crédit image : Wikipedia
De récentes recherches canadiennes le confirment également. Une étude publiée dans le Journal of the American Geriatrics Society montre que l’entraînement en résistance peut avoir un effet important sur la progression des lésions de la substance blanche, qui sont courantes chez les personnes âgées et peuvent causer la démence.
L’étude était dirigée par Teresa Liu-Ambrose, qui est la directrice du laboratoire Aging, Mobility, and Cognitive Neuroscience à l’Université de la C.-B. Elle affirme que les résultats ont surpris l’équipe. Dans une entrevue avec Vancouver Metro, elle a dit : « Ce qui est le plus excitant, c’est que nous ne nous attendions pas à ce que l’entraînement en résistance ait ce genre d’effets. La plupart des gens pensent que courir et nager … sont bons pour le cerveau, mais ce que nous découvrons, c’est que l’entraînement en force procure certainement des bienfaits similaires. »
L’étude, un essai contrôlé randomisé d’un an, a examiné si l’entraînement en résistance pouvait ralentir la progression des lésions de la substance blanche chez des femmes plus âgées. Les chercheurs ont recruté 155 femmes âgées de 65 à 75 ans de la région locale qui présentaient des signes de lésions de la substance blanche à l’IRM.
Une lésion cérébrale est une anomalie observée lors d’un test d’imagerie cérébrale, comme l’imagerie par résonance magnétique (IRM) ou la tomodensitométrie (TDM). Sur les scans TDM ou IRM, les lésions cérébrales apparaissent comme des taches sombres ou claires qui ne ressemblent pas au tissu cérébral normal. Elles sont courantes chez les personnes de plus de 65 ans. À elles seules, elles peuvent être bénignes ou problématiques et résultent normalement d’une forme de maladie ou d’une blessure à la tête. ()
Pour l’étude canadienne, les femmes ont été réparties en trois groupes. Un groupe faisait des exercices d’entraînement en résistance une fois par semaine. Un deuxième groupe en faisait le double, et un troisième groupe suivait un cours deux fois par semaine pour apprendre des exercices visant à améliorer l’équilibre et le tonus musculaire. À la fin de l’essai, les chercheurs ont constaté que le groupe de femmes qui faisait de l’exercice deux fois par semaine présentait un volume beaucoup plus faible de lésions de la substance blanche que le groupe qui s’entraînait seulement une fois par semaine.
Liu-Ambrose a déclaré au magazine Men’s Fitness : « À partir des données que nous avons produites, ainsi que de la compréhension des bienfaits de l’entraînement en résistance sur la santé cardiométabolique et cardiovasculaire, on pourrait raisonnablement émettre l’hypothèse qu’un entraînement en résistance à long terme pourrait prévenir le développement et la progression des lésions [de la substance blanche]. »
L’étude n’a pas examiné si les lésions cérébrales observées chez les participantes avaient un effet sur leurs capacités cognitives ou leur mémoire, mais l’équipe espère approfondir cette question dans de futures études. La vidéo ci-dessous contient plus d’informations sur la recherche et sur ce qu’elle pourrait signifier. Jetez-y un coup d’œil.
Article original : http://labroots.com/trending/id/2221/resistance-training-for-the-brain/neuroscience