Stress au travail

Stress au travail

Peut-on définir le « stress au travail »?

J’ai entendu dire que le stress peut être à la fois bon et mauvais. Est-ce vrai? Quels sont des exemples de choses qui causent du stress au travail? Le stress peut-il avoir des effets sur la santé? Comment savoir si quelqu’un (ou si moi-même) a de la difficulté à composer avec le stress? Tous ces signes ou symptômes se manifestent-ils en même temps et à quel niveau d’aide devrait-on recourir? Quels sont quelques conseils généraux pour gérer le stress au travail? Que peut faire l’employeur pour aider? Y a-t-il quelque chose que je peux faire pour m’aider à composer avec le stress que je vis au travail? Existe-t-il des organismes qui peuvent aider?* Que puis-je faire d’autre pour améliorer ma santé mentale globale?

Peut-on définir le « stress au travail »?

Nous entendons beaucoup parler du stress, mais qu’est-ce que c’est? Le Dictionnaire médical cyclopédique Taber définit le stress comme « le résultat produit lorsqu’une structure, un système ou un organisme est soumis à des forces qui perturbent l’équilibre ou créent une tension ». En termes plus simples, le stress est le résultat de facteurs émotionnels, physiques, sociaux, économiques ou autres qui exigent une réponse ou un changement. On croit généralement qu’un certain stress est acceptable (parfois appelé « défi » ou « stress positif »), mais lorsque le stress se produit en quantités que vous ne pouvez pas gérer, des changements tant mentaux que physiques peuvent survenir.

Le « stress au travail » correspond donc aux réponses physiques et émotionnelles nuisibles qui peuvent se produire lorsqu’il y a un conflit entre les exigences du travail imposées à l’employé et le degré de contrôle que celui-ci a sur la façon d’y répondre. En général, la combinaison d’exigences élevées dans un emploi et d’un faible degré de contrôle sur la situation peut mener au stress.

Le stress au travail peut avoir de nombreuses origines ou provenir d’un seul événement. Il peut avoir une incidence tant sur les employés que sur les employeurs. Comme l’a indiqué l’Association canadienne pour la santé mentale :

La peur de l’obsolescence des emplois, les mises à pied dues à une économie incertaine, les demandes accrues de temps supplémentaire en raison de compressions de personnel agissent comme des facteurs de stress négatifs. Les employés qui commencent à sentir la « pression de performer » peuvent se retrouver dans une spirale descendante d’efforts croissants pour répondre à des attentes toujours plus élevées, sans hausse de la satisfaction au travail. L’exigence incessante de travailler à rendement optimal finit par se traduire par de l’insatisfaction au travail, du roulement de personnel, une baisse d’efficacité, la maladie et même la mort. L’absentéisme, la maladie, l’alcoolisme, les « petites politiques internes », les mauvaises décisions ou les décisions prises sur un coup de tête, l’indifférence et l’apathie, le manque de motivation ou de créativité sont tous des sous-produits d’un milieu de travail trop stressant.

Source : Association canadienne pour la santé mentale, « Sources of Workplace Stress », Richmond, Colombie-Britannique.

J’ai entendu dire que le stress peut être à la fois bon et mauvais. Est-ce vrai?

Un certain stress est normal. En fait, c’est souvent ce qui nous donne l’énergie et la motivation nécessaires pour relever nos défis quotidiens, tant à la maison qu’au travail. Le stress, dans ces situations, est celui qui vous aide à « vous élever » à la hauteur d’un défi et à atteindre vos objectifs, comme les échéances, les cibles de vente ou de production, ou la recherche de nouveaux clients. Certaines personnes ne considéreraient pas ce défi comme une forme de stress, car une fois le défi relevé, nous sommes satisfaits et heureux. Toutefois, comme pour la plupart des choses, un trop grand stress peut avoir des effets négatifs. Lorsque le sentiment de satisfaction se transforme en épuisement, en frustration ou en insatisfaction, ou lorsque les défis au travail deviennent trop exigeants, nous commençons à voir des signes négatifs de stress.

Quels sont des exemples de choses qui causent du stress au travail?

Au travail, le stress peut être le résultat de nombreuses situations. Voici quelques exemples :

Catégories de facteurs de stress liés au travail Exemples de sources de stress Facteurs propres au travail charge de travail (surcharge et sous-charge) rythme / variété / sens du travail autonomie (p. ex., la capacité de prendre ses propres décisions au sujet de son travail ou de tâches précises) travail par quarts / heures de travail compétences / aptitudes qui ne correspondent pas aux exigences du travail manque de formation et/ou de préparation (technique et sociale) manque de reconnaissance environnement physique (bruit, qualité de l’air, etc.) isolement au travail (émotionnel ou travail en solitaire) Rôle dans l’organisation conflit de rôles (exigences contradictoires, plusieurs superviseurs/gestionnaires) ambiguïté des rôles (manque de clarté quant aux responsabilités, attentes, etc.) niveau de responsabilité Développement de carrière promotion insuffisante ou excessive sécurité d’emploi (crainte d’obsolescence en raison de l’économie ou d’un manque de tâches ou de travail à effectuer) possibilités de développement de carrière satisfaction globale au travail Relations au travail (interpersonnelles) superviseurs (conflits ou manque de soutien) collègues (conflits ou manque de soutien) subordonnés menace de violence, harcèlement, etc. (menaces pour la sécurité personnelle) manque de confiance absence de systèmes en milieu de travail pour signaler et traiter les comportements inacceptables Structure/climat organisationnel participation (ou non-participation) à la prise de décision style de gestion modes de communication (mauvaise communication / circulation de l’information) absence de systèmes en milieu de travail permettant de répondre aux préoccupations non-participation des employés lors de changements organisationnels manque de justice perçue (qui obtient quoi et quand, et les processus par lesquels les décisions sont prises). Les sentiments d’injustice amplifient les effets du stress perçu sur la santé. Conciliation travail-vie personnelle conflits de rôles/responsabilités famille exposée à des dangers liés au travail Adapté de : Murphy, L. R., Occupational Stress Management: Current Status and Future Direction, dans Trends in Organizational Behavior, 1995, vol. 2, p. 1-14, et UK Health & Safety Executive (HSE), « Managing the causes of work-related stress: A step-by-step approach using the Management Standards », 2007.

Le stress peut-il avoir des effets sur la santé?

Oui, le stress peut avoir une incidence sur votre santé globale. Notre corps est conçu, préprogrammé si vous voulez, avec un ensemble de réponses automatiques pour faire face au stress. Ce système est très efficace pour les réponses à court terme de type « combat ou fuite » dont nous avons besoin face à un danger immédiat. Le problème, c’est que notre corps traite tous les types de stress de la même façon. Vivre du stress pendant de longues périodes (comme des facteurs de stress de faible intensité mais constants au travail) activera ce système, mais il n’aura pas la chance de « s’éteindre ». La réponse « préprogrammée » du corps au stress a été appelée la « réponse générale au stress » et comprend :

hausse de la pression artérielle augmentation du métabolisme (p. ex., rythme cardiaque plus rapide, respiration plus rapide) diminution de la synthèse des protéines, des mouvements intestinaux (digestion), des systèmes de réponse immunitaire et allergique augmentation du cholestérol et des acides gras dans le sang pour les systèmes de production d’énergie inflammation localisée (rougeur, enflure, chaleur et douleur) coagulation sanguine plus rapide augmentation de la production de sucre sanguin pour l’énergie augmentation des acides gastriques Source : Basic Certification Training Program : Participant’s Manual, Copyright© 2006 de la Workplace Safety and Insurance Board of Ontario.

Le stress peut contribuer aux accidents/blessures en amenant les gens à :

mal dormir s’automédiquer et/ou boire excessivement se sentir déprimés se sentir anxieux, nerveux et fébriles se sentir en colère et imprudents (souvent en raison d’un sentiment d’injustice) Lorsque les gens adoptent ces comportements ou se trouvent dans ces états émotionnels, ils sont plus susceptibles de :

être momentanément (mais dangereusement) distraits commettre des erreurs de jugement soumettre leur corps à un stress physique, ce qui augmente le risque de foulures et d’entorses échouer dans des activités normales qui exigent la coordination main-œil ou pied-œil. Le stress peut aussi entraîner des accidents ou des blessures directement en ne donnant pas à la personne le contrôle nécessaire pour mettre fin à la menace pour son bien-être physique.

Heureusement, il existe habituellement un certain nombre de signes avant-coureurs qui aident à indiquer lorsque vous avez de la difficulté à composer avec le stress, avant que des signes graves ne deviennent apparents. Ces signes sont énumérés ci-dessous.

Comment savoir si quelqu’un (ou si moi-même) a de la difficulté à composer avec le stress?

Il existe plusieurs signes et symptômes différents qui peuvent indiquer qu’une personne a de la difficulté à composer avec la quantité de stress qu’elle vit :

Physiques : maux de tête, grincement des dents, mâchoires serrées, douleur à la poitrine, essoufflement, battements de cœur forts, hypertension, douleurs musculaires, indigestion, constipation ou diarrhée, transpiration accrue, fatigue, insomnie, maladies fréquentes.

Psychosociaux : anxiété, irritabilité, tristesse, défensive, colère, sautes d’humeur, hypersensibilité, apathie, dépression, pensée ralentie ou pensées qui se bousculent; sentiments d’impuissance, de désespoir ou d’être pris au piège, baisse de motivation.

Cognitifs : diminution de l’attention, rétrécissement de la perception, oublis, pensée moins efficace, moins bonne résolution de problèmes, capacité réduite d’apprendre; distraction facile.

Comportementaux : suralimentation ou perte d’appétit, impatience, tendance à se disputer rapidement, procrastination, augmentation de la consommation d’alcool ou de drogues, augmentation du tabagisme, retrait ou isolement des autres, négligence des responsabilités, mauvais rendement au travail, mauvaise hygiène personnelle, changement dans les pratiques religieuses, changement dans les relations familiales étroites.

Voici un questionnaire de l’Association canadienne pour la santé mentale de l’Ontario que vous pouvez faire pour aider à déterminer votre niveau de stress :

FAITES-VOUS FRÉQUEMMENT : OUI NON Négligez-vous votre alimentation? Essayez-vous de tout faire vous-même? Vous emportez-vous facilement? Cherchez-vous à atteindre des objectifs irréalistes? Vous est-il difficile de voir l’humour dans des situations que les autres trouvent drôles? Agissez-vous de façon impolie? Faites-vous toute une histoire de tout? Vous attendez-vous à ce que les autres fassent bouger les choses? Avez-vous de la difficulté à prendre des décisions? Vous plaignez-vous d’être désorganisé? Évitez-vous les gens dont les idées diffèrent des vôtres? Gardez-vous tout pour vous? Négligez-vous l’exercice? Avez-vous peu de relations de soutien? Prenez-vous des somnifères et des tranquillisants sans l’approbation d’un médecin? Vous reposez-vous trop peu? Vous mettez-vous en colère quand on vous fait attendre? Ignorez-vous les symptômes du stress? Remettez-vous les choses à plus tard? Pensez-vous qu’il n’y a qu’une seule bonne façon de faire quelque chose? Oubliez-vous d’intégrer des moments de détente dans votre journée? Faites-vous des commérages? Filez-vous à travers la journée? Passez-vous beaucoup de temps à vous plaindre du passé? Ne parvenez-vous pas à faire une pause loin du bruit et de la foule? Adapté de : Quel est votre indice de stress? Association canadienne pour la santé mentale, Ontario (sans date).

Interprétation de votre score (selon le nombre de réponses « Oui ») :

0-5 : Il y a peu de tracas dans votre vie. Assurez-vous toutefois de ne pas essayer d’éviter délibérément les problèmes.

6-10 : Vous avez votre vie assez bien en main. Travaillez sur les choix et les habitudes qui pourraient encore causer du stress inutile dans votre vie.

11-15 : Vous approchez de la zone de danger. Vous pourriez souffrir de symptômes liés au stress et vos relations pourraient être tendues. Réfléchissez bien aux choix que vous avez faits et prenez des pauses de détente chaque jour.

16-25 : Urgence! Il est essentiel que vous vous arrêtiez et repensiez à votre façon de vivre; changez vos attitudes et portez une attention particulière à l’alimentation, à l’exercice et à la relaxation.

Tous ces signes ou symptômes se manifestent-ils en même temps et à quel niveau d’aide devrait-on recourir?

Non, pas normalement. Les signes et symptômes du stress ont tendance à progresser en plusieurs phases ou étapes. Les phases peuvent être décrites comme suit :

Phase Signes/Symptômes Action Phase 1 - Avertissement Les premiers signes d’avertissement sont souvent plus émotionnels que physiques et peuvent prendre un an ou plus avant d’être remarqués. sentiments d’anxiété vague dépression ennui apathie fatigue émotionnelle parler de ses sentiments prendre des vacances faire un changement à ses activités habituelles prendre du temps pour soi Phase 2 - Symptômes légers Les signes d’avertissement ont progressé et se sont intensifiés. Sur une période de 6 à 18 mois, des signes physiques peuvent aussi être évidents. troubles du sommeil maux de tête/rhumes plus fréquents douleurs musculaires fatigue physique et émotionnelle intensifiée retrait du contact avec les autres irritabilité dépression intensifiée des changements de mode de vie plus marqués peuvent être nécessaires. counseling à court terme Phase 3 - Stress cumulatif installé Cette phase survient lorsque les phases ci-dessus continuent d’être ignorées. Le stress commence à avoir une incidence plus profonde sur la carrière, la vie familiale et le bien-être personnel. augmentation de la consommation d’alcool, de tabac, de drogues sans ordonnance dépression fatigue physique et émotionnelle perte de libido ulcères mésentente conjugale accès de pleurs anxiété intense pensée rigide retrait agitation insomnie L’aide de professionnels de la santé et de la psychologie est fortement recommandée. Phase 4 - Réaction de stress cumulatif grave / incapacitante Cette phase est souvent considérée comme « autodestructrice » et a tendance à se produire après 5 à 10 ans de stress continu. carrières qui se terminent prématurément asthme problèmes cardiaques dépression sévère estime de soi/confiance en soi diminuée incapacité d’accomplir son travail incapacité de gérer sa vie personnelle retrait colère incontrôlée, chagrin, rage pensée suicidaire ou homicidaire tremblements musculaires fatigue chronique extrême surréaction à des événements mineurs agitation accidents fréquents négligence, oublis paranoïa Intervention importante de professionnels. Source : Anschuetz, B.L. « The High Cost of Caring: Coping with Workplace Stress », dans Sharing: Epilepsy Ontario. Publié le 29 novembre 1999.

Quels sont quelques conseils généraux pour gérer le stress au travail?

Comme les causes du stress au travail varient grandement, les stratégies pour le réduire ou le prévenir varient elles aussi.

Lorsque le stress au travail est causé, par exemple, par un agent physique, il vaut mieux le contrôler à la source. Si le milieu de travail est trop bruyant, des mesures de contrôle du bruit devraient être mises en œuvre partout où cela est possible. Si vous ressentez de la douleur attribuable à des microtraumatismes répétés, les postes de travail peuvent être repensés afin de réduire les mouvements répétitifs et pénibles. De l’information plus détaillée et des suggestions se trouvent dans les nombreux autres documents de Réponses SST (comme le bruit, l’ergonomie ou la violence en milieu de travail, etc.) ou en communiquant avec le Service de demandes de renseignements.

La conception des emplois est aussi un facteur important. Une bonne conception du travail tient compte des capacités mentales et physiques d’un employé. En général, les lignes directrices suivantes en matière de conception du travail aideront à réduire ou à contrôler le stress au travail :

le travail devrait être raisonnablement exigeant (mais pas fondé sur la « simple endurance ») et offrir à l’employé au moins un minimum de variété dans les tâches; l’employé devrait pouvoir apprendre au travail et être autorisé à continuer d’apprendre à mesure que sa carrière progresse; le travail devrait comporter un certain domaine de prise de décision que la personne peut considérer comme sien; il devrait y avoir un certain degré de soutien social et de reconnaissance en milieu de travail; l’employé devrait sentir que le travail mène à une forme d’avenir souhaitable

Que peut faire l’employeur pour aider?

Les employeurs devraient évaluer le milieu de travail afin d’y repérer les risques de stress. Recherchez les pressions au travail qui pourraient causer des niveaux élevés et prolongés de stress, ainsi que les personnes qui pourraient en être victimes. Déterminez ce qui peut être fait pour empêcher que ces pressions deviennent des facteurs de stress négatifs.

Les employeurs peuvent s’attaquer au stress de plusieurs façons.

À FAIRE

Traiter tous les employés de manière juste et respectueuse. Prendre le stress au sérieux et faire preuve de compréhension envers le personnel soumis à une pression trop grande. Être conscient des signes et symptômes qu’une personne peut avoir de la difficulté à composer avec le stress. Faire participer les employés à la prise de décision et permettre leur apport directement ou par l’entremise de comités, etc. Encourager les gestionnaires à adopter une attitude compréhensive et à agir de façon proactive en cherchant des signes de stress parmi leur personnel. Offrir des programmes de santé et de mieux-être au travail qui visent la véritable source du stress. La source du stress au travail peut provenir de nombreuses causes – sécurité, ergonomie, exigences du travail, etc. Interroger les employés et leur demander de l’aide pour déterminer la cause réelle. Intégrer la prévention du stress ou la promotion d’une santé mentale positive dans les politiques ou l’énoncé de mission de l’entreprise. S’assurer que le personnel dispose de la formation, des compétences et des ressources dont il a besoin. Concevoir les emplois de façon à permettre une charge de travail équilibrée. Permettre aux employés d’avoir le plus de contrôle possible sur les tâches qu’ils accomplissent. Valoriser et reconnaître les résultats et les compétences des personnes. Offrir du soutien. Être clair au sujet des attentes liées au travail. Maintenir des exigences raisonnables en offrant des échéances, des heures de travail et des tâches gérables, ainsi qu’un travail intéressant et varié. Offrir l’accès à des programmes d’aide aux employés (PAE) à ceux qui souhaitent y recourir. À NE PAS FAIRE

Ne pas tolérer l’intimidation ou le harcèlement sous quelque forme que ce soit. Ne pas ignorer les signes indiquant que les employés sont sous pression ou se sentent stressés. Ne pas oublier que des éléments du milieu de travail lui-même peuvent être une cause de stress. La formation sur la gestion du stress et les services de counseling peuvent être utiles aux personnes, mais il ne faut pas oublier de chercher la cause profonde du stress et d’y remédier aussi rapidement que possible.

Y a-t-il quelque chose que je peux faire pour m’aider à composer avec le stress que je vis au travail?

Dans bien des cas, l’origine du stress est quelque chose qui ne peut pas être changé immédiatement. Par conséquent, trouver des moyens de préserver une bonne santé mentale est essentiel. Il existe plusieurs façons d’être proactif dans la gestion du stress. Au travail, vous pourriez essayer certains des conseils suivants, comme le suggère l’Association canadienne pour la santé mentale :

Apprenez à vous détendre, prenez plusieurs respirations profondes tout au long de la journée ou faites des pauses d’étirement régulières. Les étirements sont assez simples à faire n’importe où et ne prennent que quelques secondes.

Prenez votre situation en main en consacrant 10 minutes au début de chaque journée pour prioriser et organiser votre journée. Soyez honnête avec vos collègues, mais soyez constructif et faites des suggestions pratiques. Soyez réaliste quant à ce que vous pouvez changer.

Source : Association canadienne pour la santé mentale, « Sources of Workplace Stress », Richmond, Colombie-Britannique.

Existe-t-il des organismes qui peuvent aider?*

Oui, il y en a plusieurs. Votre médecin de famille peut souvent vous recommander un professionnel. D’autres exemples comprennent les programmes d’aide aux employés (PAE) ou des associations comme l’Association canadienne pour la santé mentale (ACSM) ou le Centre canadien de lutte contre l’alcoolisme et les toxicomanies (CCLAT), pour n’en nommer que quelques-uns.

Les programmes de PAE sont des services confidentiels de counseling à court terme destinés aux employés dont les problèmes nuisent au rendement au travail. Les services des fournisseurs de PAE sont souvent achetés par votre entreprise. Vérifiez auprès de votre service des ressources humaines (ou l’équivalent) pour obtenir les coordonnées. Les programmes de l’ACSM visent à faire en sorte que les personnes dont la santé mentale est menacée trouvent l’aide nécessaire pour faire face à la crise, reprendre confiance et retourner à la collectivité, à la famille et au travail. Le CCLAT favorise un débat éclairé sur les questions liées à la consommation de substances, diffuse de l’information sur la nature de celle-ci et aide les organismes qui participent au traitement, à la prévention et à l’éducation en matière de consommation de substances. (*Nous avons mentionné ces organismes afin de fournir une référence potentiellement utile. Vous devriez communiquer directement avec le ou les organismes pour obtenir de plus amples renseignements sur leurs services. Veuillez noter que la mention de ces organismes ne constitue pas une recommandation ni une approbation de leur part par le CCHST par rapport à d’autres que vous pourriez connaître.)

Pour plus d’information sur la santé mentale, consultez les Réponses SST :

Santé mentale - Introduction Santé mentale - Facteurs de risque psychosociaux en milieu de travail Santé mentale au travail

Que puis-je faire d’autre pour améliorer ma santé mentale globale?

Une bonne santé mentale nous aide à atteindre l’équilibre et à faire face aux périodes stressantes.

Dix conseils généraux pour la santé mentale 1. bâtissez votre confiance identifiez vos forces et vos faiblesses, acceptez-les ensemble, développez-les et faites de votre mieux avec ce que vous avez 2. mangez bien, demeurez en forme une alimentation équilibrée, l’exercice et le repos peuvent vous aider à réduire le stress et à profiter de la vie. 3. prenez du temps pour la famille et les amis ces relations doivent être entretenues; si on les tient pour acquises, elles ne seront pas là pour partager les joies et les peines de la vie. 4. donnez et acceptez du soutien les relations amicales et familiales s’épanouissent lorsqu’elles sont « mises à l’épreuve » 5. établissez un budget significatif les problèmes financiers causent du stress. Dépenser trop pour nos « envies » plutôt que pour nos « besoins » est souvent le coupable. 6. faites du bénévolat participer à la collectivité donne un sentiment d’utilité et de satisfaction que le travail rémunéré ne peut pas offrir. 7. gérez le stress nous avons tous des facteurs de stress dans notre vie, mais apprendre à y faire face lorsqu’ils menacent de nous submerger préservera notre santé mentale. 8. trouvez la force du nombre partager un problème avec d’autres personnes ayant vécu des expériences similaires peut vous aider à trouver une solution et vous fera vous sentir moins isolé. 9. identifiez les humeurs et gérez-les nous devons tous trouver des moyens sûrs et constructifs d’exprimer nos sentiments de colère, de tristesse, de joie et de peur. 10. apprenez à être en paix avec vous-même apprenez à mieux vous connaître, à savoir ce qui vous rend vraiment heureux et à équilibrer ce que vous pouvez et ne pouvez pas changer chez vous. Source : Association canadienne pour la santé mentale - Bureau national

D’autres conseils pour la santé mentale comprennent :

Accordez-vous la permission de faire une pause de vos inquiétudes et préoccupations. Reconnaissez que consacrer ne serait-ce qu’un court moment chaque jour à votre forme mentale vous procurera des avantages importants en vous permettant de vous sentir revigoré et plus confiant. « Collectionnez » des moments émotionnels positifs - Prenez l’habitude de vous rappeler des moments où vous avez ressenti du plaisir, du réconfort, de la tendresse, de la confiance ou d’autres choses positives. Faites une chose à la fois - Soyez « présent » dans l’instant, que ce soit lors d’une promenade ou en passant du temps avec des amis, éteignez votre téléphone cellulaire et votre liste mentale de choses à faire. Profitez des passe-temps - Les passe-temps peuvent apporter un équilibre à votre vie en vous permettant de faire quelque chose que vous aimez parce que vous avez envie de le faire. Fixez-vous des objectifs personnels - Les objectifs n’ont pas besoin d’être ambitieux. Ils peuvent être aussi simples que terminer un livre, marcher autour du pâté de maisons chaque jour, apprendre à jouer au bridge ou appeler vos amis au lieu d’attendre que le téléphone sonne. Quel que soit l’objectif que vous vous fixez, l’atteindre renforcera la confiance et le sentiment de satisfaction. Exprimez-vous - Que ce soit dans un journal ou en parlant à un mur, vous exprimer après une journée stressante peut vous aider à prendre du recul, à relâcher la tension et à renforcer la résistance de votre corps à la maladie. Riez - Le rire est souvent vraiment le meilleur remède. Mieux encore, partagez quelque chose qui vous fait sourire ou rire avec quelqu’un que vous connaissez. Traitez-vous bien - Prenez du temps pour vous - que ce soit pour cuisiner un bon repas, prendre un bain moussant ou voir un film, faites quelque chose qui vous apporte de la joie. Adapté de : Conseils de l’Association canadienne pour la santé mentale en matière de forme mentale.

Article original à : http://www.ccohs.ca/oshanswers/psychosocial/stress.html